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Fanny

Les témoignages de personnes comme moi

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FANNY : « IL FAUT ÊTRE FIER D’ÊTRE SOIMÊME »

Le regard des autres a un impact considérable sur l’image de soi. A ce niveau, les vêtements portés peuvent être une façon de l’attirer ou, au contraire de se cacher. C’est peutêtre encore plus vrai pour les personnes qui sont confrontées à des maladies de la peau, comme le psoriasis. C’est ce que nous a expliqué la jeune et pétillante Fanny, aujourd’hui très bien dans ses baskets … et dans son corps.

Lorsque Fanny nous accueille chez elle, en compagnie de sa mère et de son jeune frère, il est difficile de croire qu’il y a deux ans à peine, elle n’aimait pas trop se montrer. Aujourd’hui, nous rencontrons une jeune femme joyeuse et ouverte qui est impatiente de partager son histoire pour inspirer et motiver les autres. « Les premiers symptômes de psoriasis sont apparus il y a bientôt deux ans, sans que je sache ce que c’était. C’est parti d’une petite tache de rien du tout qui en quelques semaines s’est répandue de façon impressionnante.

Le médecin pensait d’abord que c’était la gale, parce que je travaille beaucoup avec les animaux. Je ne vous dis pas quel genre de réactions désagréables j’ai dû supporter. Heureusement pour moi (dans un sens), j’ai mal réagi au médicament qu’il m’avait prescrit, donc je me suis retrouvée à l’hôpital où une dermatologue m’a confirmé que j’avais le psoriasis et m’a prescrit un traitement. » Ce n’était pas la période la plus sereine dans la vie de Fanny, tant au niveau physique que psychologique. « Je travaillais de 6 heures du matin jusqu’à midi et ensuite j’allais m’occuper de mes chevaux jusqu’au soir. Et je recommençais le lendemain, donc c’était beaucoup de responsabilité pour moi. Trop en fait, donc je pense quelque part que mon corps a voulu me dire stop. En même temps, j’ai dû gérer un grave choc émotionnel dans mon entourage. J’ai réalisé que je ne pourrais plus continuer sur cette voie et j’ai donc fait certains choix assez radicaux pour changer de vie. Quand je me suis rendu compte que mes plaques diminuaient, je me suis dit que j’avais bien fait. Le psoriasis comprend un côté mental aussi qu’il faut gérer, je pense. »

Son outfit préféré ? « Un jean et un T-shirt ou un top, très basique en fait, c’est comme ça que je me sens le mieux. »

Au-delà des clichés

Si le psoriasis n’est déjà pas évident à vivre pour un adulte, les choses sont encore plus compliquées à l’adolescence, parce que c’est un âge où l’on a tendance à idéaliser. « Tout ce qui sort de la norme peut être sujet à des moqueries ou du harcèlement », confirme Fanny. En plus, l’époque actuelle qui vit au rythme des réseaux sociaux, ne supporte pas l’imperfection. « Comme beaucoup de jeunes de mon âge, je n’étais déjà pas très sûre de mon physique et les plaques n’ont rien arrangé. C’était donc un vrai casse-tête de s’habiller. Les tops, je n’osais plus en mettre, parce que l’on me regardait bizarrement. Finis aussi les décolletés ou les manches courtes. Quand je devais acheter un vêtement, je ne sortais pas de la cabine d’essayage, de peur qu’on voie mes plaques. Je me camouflais par tous les moyens. Même avec mes cheveux. »

Deux ans plus tard, les plaques ont disparu et Fanny rayonne, plutôt contente de sa vie et de son look bien à elle. « Je préfère le naturel aux clichés, conclut-elle. Je suis contente avoir su faire les choix qui s’imposaient et fière d’être qui je suis, car c’est ce que je voulais être. »

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