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Francois

Les témoignages de personnes comme moi

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« L’EXERCICE M’AIDE À MIEUX GÉRER LE STRESS »

Le psoriasis n’impacte pas seulement le regard des autres, il influence également l’image que vous avez de vous-même. C’est pourquoi François accorde une attention particulière non seulement à un mode de vie sain, mais aussi à son apparence. Sa discipline lui permet de surcroît de limiter son stress. Pas étonnant donc que l’homme élancé et affable avec lequel nous nous attablons, se sent bien dans sa peau maintenant.

« Les premières plaques ont fait leur apparition sur le cuir chevelu quand j’avais seize ans. Comme mon père et ma grand-mère en avaient aussi, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait du psoriasis », se rappelle François. « J’ai donc immédiatement consulté un dermatologue spécialisé. » Le traitement prescrit par celui-ci ne marche toutefois pas vraiment et les symptômes s’aggravent chez le jeune homme qui s’apprête à rejoindre la police. « C’était vraiment problématique », explique-t-il. « En tant que policier, le travail à l’extérieur s’effectue en équipe de deux et il faut toujours mettre le même uniforme que son collègue. Lorsqu’il fait beau et que vous voulez mettre un pull pour cacher vos plaques, il est évident que l’autre ne comprendra pas forcément. Ce qui était compliqué aussi, c’étaient les pellicules. Avec le psoriasis, il vaut mieux éviter les vêtements foncés et c’est plutôt difficile avec l’uniforme. » Au fil des années, il essaie plusieurs traitements, tous avec des résultats temporaires et certains avec des effets secondaires considérables. « Je me suis même fait retirer les amygdales quand j’avais 25 ans, parce que dans certains cas, cela aide à diminuer le psoriasis », dit-il. « Comme beaucoup de patients, j’étais prêt à tout pour me débarrasser de mes plaques. »

Hygiène de vie

C’est pour la même raison qu’il arrête de fumer, afin de mettre toutes les chances de son côté. Pour ne pas prendre de kilos, il se met à courir. Progressivement, il intensifie le rythme et diversifie ses activités sportives : au jogging s’ajoutent des séances de cross-fit, quatre fois par semaine. « C’est intense, mais au-delà de l’effet bénéfique sur ma condition et mon poids, cela me permet de mieux gérer mon stress. » Il s’achète également un vélo électrique pour se rendre au travail : « Cela m’aide à me vider la tête pendant le trajet, qui me prend exactement le temps qui serait nécessaire en voiture. Grâce au sport, je reste calme, même dans des situations stressantes. C’est capital pour prévenir les poussées de psoriasis. » Autre facteur important à surveiller en cas de psoriasis : la fatigue. Là aussi, François s’est arrangé pour trouver un style de vie plus adapté : « J’aimais bien travailler la nuit, mais je dormais très mal ensuite. Donc j’ai adapté mon temps de travail, pour adopter un horaire de bureau », raconte-t-il. L’exercice combiné à une alimentation saine et équilibrée font qu’il se sent bien dans sa peau aujourd’hui. « J’ai à présent trouvé un traitement qui fonctionne, donc ma peau est blanchie, mais il ne faut pas que j’arrête et la maladie prend quand même encore une place dans ma vie. » Ainsi, il scrute encore sa peau tous les jours. L’impact du psoriasis sur la vie quotidienne est en effet considérable, tant au niveau physique que psychologique : « Le regard des autres est difficile à supporter lorsqu’on a des plaques », affirme François. « Et ce qui est dur aussi, c’est la façon dont on se voit soi-même à travers les yeux d’autres personnes. Du coup, je prends soin de mon physique : je surveille mon poids, ma forme et mon apparence. » Au-delà, l’expérience du psoriasis l’a rendu plus sensible à d’autres choses : « Je ressens et je fais preuve de beaucoup plus d’empathie pour les gens : quand vous vivez vousmême certaines choses, vous devenez plus compréhensif. »

« Faites-vous suivre et demandez à être référé si vous n’êtes pas convaincu. Et n’oubliez pas que cela ira mieux, aujourd’hui c’est possible. »

Garder l’espoir

En 2010, il a découvert l’association de patients Psoriasis-Contact qui existe depuis 2008. « Je voulais leur donner un coup de main, notamment en participant à la création du premier salon du psoriasis. Et ils avaient besoin de volontaires pour contribuer à la newsletter et la mettre en ligne. Je m’y suis engagé. Cela me prend pas mal de temps - une association, c’est comme un iceberg, le monde extérieur ne voit que la petite partie à la surface. Mais c’est gratifiant de pouvoir aider les gens et de les informer. C’est une mission qui est devenue encore plus importante à une époque où les fake news foisonnent sur internet. » Il fait allusion à la surabondance de traitements alternatifs qui promettent monts et merveilles, parfois à des prix exorbitants. « Je comprends très bien que l’on soit prêt à tout, mais dans certains cas il s’agit de méthodes dangereuses. Il faut être très vigilant et ne pas se fier aux miracles. Cela me révolte qu’il existe des gens qui abusent du désespoir des patients. » François conseille plutôt de prendre un bon dermatologue spécialisé qui reste au courant des dernières évolutions et qui prend le temps de parler avec ses patients. « Faites-vous suivre et demandez à être référé si vous n’êtes pas convaincu. Et n’oubliez pas que cela ira mieux, aujourd’hui c’est possible. Les traitements, qui sont très personnalisés, se diversifient et s’améliorent. Gardez en tête que vous n’êtes pas seul. » Le voilà donc plutôt heureux et content de sa vie: « Vous savez, il y a des gens qui vivent très bien avec leur psoriasis sans le traiter, mais je serais dépressif si je n’arrivais pas à me soigner. Les traitements ont vraiment changé la donne, je ne sais pas comment faisait ma grand-mère avec ses pommades au goudron. »

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